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L’intrusion furtive sur la scène de crime : de l’illusion d’intégrité à la falsification insidieuse de l’état des lieux

La question de la falsification des traces occupe une place singulière en criminalistique. Elle est bien réelle, documentée, parfois redoutée, mais elle ne se pose ni avec la même fréquence ni selon les mêmes modalités suivant les disciplines concernées. Certaines y sont confrontées de manière marginale, d’autres en ont fait un objet central de leur raisonnement tandis que d’autres encore y sont exposées de façon plus diffuse, parfois sans que cela soit immédiatement perceptible. Cette diversité d’approches n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète la nature même des traces étudiées, leur mode de production, leur vulnérabilité intrinsèque mais aussi l’histoire et la maturation méthodologique de chaque discipline criminalistique.

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