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Responsabilité capitaine de navire
Commentaire :
Pollution maritime, déballastage, preuve, amende, société exploitante. Commentaire : Dans les deux cas, les capitaines de navire contestaient l’infraction en faisant valoir que les clichés pris par avion ne
constituaient pas une preuve, qu’il ne s’agissait
que de rejet d’eaux usées et non de déballastage
et qu’aucune mesure scientifique
n’avait été opérée sur la nature des rejets.
Les cours d’appel de Rennes et d’Aix-en-Provence
se reportent minutieusement au procès
verbal de constatation (traînée immédiate derrière
le navire, importance de la traînée, 500m
de largeur x 10 miles de longueur, apparence
visuelle de la nappe) pour prononcer la
condamnation des capitaines à une amende.
La Cour de cassation qui confirme ces deux
arrêts souligne qu’il n’existe pas « d’instrument
international » pour mesurer ce type
de pollution et approuve les cours d’appel
d’avoir fondé leur décision sur leur pouvoir
souverain d’appréciation à partir des procès
verbaux des agents verbalisateurs qui ont établi leurs constatations de façon objective et
conformément aux indications de l’art 218-
67 du Code de l’environnement.
Dans le même ordre, c’est au titre de l’art 218-
24 du même code que partie de l’amende est
mise à la charge de la société exploitante propriétaire
du navire sans que celle-ci puisse
se réfugier derrière une cascade de sociétés
écrans ou mandataires.
Mots clefs
Professionnelle - Responsabilité capitaine de navireAuteur
nc01/09/2007 Consulter l'arrêt Identifiez-vous pour commenter ou laissez un commentaire anonyme. |