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Décision illégale
Commentaire :
Dans ce dossier, c’est la position de principe prise par le Conseil d’Etat qui est remarquable.
Bien que la délibération du Conseil municipal de Sainte-Anne (Martinique) qui déclarait inconstructible pour risques d’inondation une parcelle correspondante à la 4ème tranche de travaux d’une zone d’aménagement concertée mise en place par arrêté préfectoral, soit jugée illégale, le Conseil d’Etat appréciant que la mesure prise (même illégale) pouvait se justifier par la situation du terrain concerné et que puisqu’une décision légalement intervenue aurait pu avoir les mêmes conséquences, les parties privées de leur droit de construire ne peuvent demander aucune réparation.
Citons le Conseil d'État :
« Considérant en premier lieu que si l’intervention d’une décision illégale constitue une faute susceptible d’engager la responsabilité de son auteur, elle ne saurait donner lieu à réparation si, dans le cadre d’une procédure régulière, la même décision aurait pu légalement être prise ».
Mots clefs
Responsabilité communale / Décision illégale / Erreur (non) / Absence de réparation (oui)Auteur
nc01/10/2011 Consulter l'arrêt Identifiez-vous pour commenter ou laissez un commentaire anonyme. |